Cela est peut-être censé apporter du réalisme mais le résultat n'est pas au rendez-vous car les joueurs paraissent parfois empruntés dans leur capacité à enchaîner une série de passes rapidement. On en prend petit à petit l'habitude mais il est vrai que cela peu surprendre puisque le rythme des rencontres de PES 4 semblait parfait.
On remarque également que les arbitres ne laissent plus rien passer. Le nombre de fautes sifflées a été considérablement augmenté, surtout au niveau des contacts épaule contre épaule où il ne faut pas être trop virulent sous peine de se faire sanctionner. La première conséquence de cela est que le temps additionnel est devenu plus réaliste. Souvent égale à zéro, une ou deux minutes dans PES 4, il est maintenant régulièrement de trois ou quatre minutes. Autre nouveauté, la rigueur défensive de l'IA. Celle-ci a nettement été revue à la hausse et passer les lignes adverses devient de plus en plus compliqué, surtout si l'adversaire joue à 4 derrière puisque les latéraux sont très efficaces et il n'est pas aisé de partir dans leur dos. En plus de cela, les gardiens n'hésitent pas à sortir davantage à votre rencontre notamment lorsque vous pénétrez dans la surface par le côté. Les frappes ont une nouvelle fois gagné en puissance, et il n'est pas nécessaire de bourriner sur la jauge pour décocher un tir puissant puisque le joueur s'adapte à la position du ballon. Si celui-ci rebondit légèrement avant la frappe, la puissance s'en verra augmentée par elle-même. Enfin, selon les aptitudes techniques du joueur que vous dirigez, il ne sera pas obligatoire de presser plusieurs touches pour que ce dernier parvienne à dribbler son adversaire. Avec un Ronaldinho ou un Christiano Ronaldo, il suffit parfois de jouer avec les flèches directionnelles (ou le stick analogique) pour qu'on se sorte du marquage serré de l'adversaire.
Quelques animations discrètes voient également le jour dans ce cinquième volet. Par exemple, lors de matchs se déroulant dans une période hivernale, de la fumée sort de la bouche des protagonistes lorsque ces derniers sont en gros plans. On voit aussi certains joueurs évoluer avec un maillot sorti du short, comme c'est le cas dans la réalité, ce qui est idéal pour reconnaître ses idoles. Après un but, on voit parfois un joli gros plan sur un groupe de supporters en délire bien modélisés. Malheureusement, ce n'est relatif qu'à ce genre de situation puisque le reste du temps, le public est toujours aussi moche, n'ayant absolument pas été amélioré. Toujours au niveau des tribunes, on apprécie l'effort sonore qui a été fait car même si les chants des supporters n'ont pas l'impact et le réalisme de ceux de FIFA, ils sont nettement plus concernés qu'ils ne l'étaient dans PES 4, réagissant davantage aux situations chaudes devant les buts. Par contre, les commentaires assurés par le tandem Christian Jeanpierre / Jean-Luc Arribard sont toujours aussi médiocres. Ils reprennent en effet pas mal de phrases que l'on connaît déjà et qui sont très banales et peu instructives. Seul petit point positif, ils reconnaissent les joueurs qui ont marqué pendant le match lorsqu'ils nomment l'un d'entre eux. Par exemple : "Zidane, qui a marqué un but aujourd'hui...".
L'interface du jeu a très peu changé dans l'âme. Cela se vérifie autant dans les menus de départ que dans ceux des matchs. Notons tout de même qu'une étoile apparaît à côté de l'homme du match sur l'écran des statistiques individuelles. Toujours à ce niveau, une petite phrase est précisée en dessous des joueurs qui ont influé directement sur le résultat de leur équipe. On note cependant l'arrivée de quelques tactiques supplémentaires dans la modification de la formation. Par contre, Konami devra revoir certains petits points qui commencent vraiment à devenir dérangeant. On ne peut toujours pas sélectionner les joueurs effectuant les touches par défaut avant les rencontres. Ainsi, ce sont trop souvent les ailes qui se retrouvent le ballon dans les mains et il nous faut interrompre la partie pour demander au latéral de prendre sa place dans le lancer. Autre chose, les joueurs montant sur les corners ne sont pas toujours ceux que l'on veut et il serait très agréable d'ajouter une option où l'on puisse décider qui monte pour placer sa tête. Dernière petite critique : comme c'est le cas depuis toujours dans un PES, une fois le ballon sorti du jeu, on ne peut pas consulter le ralenti. Il est donc impossible pour nous de revoir l'action précédente.
Vous pouvez faire preuve d'originalité dans la composition des équipes. Graphiquement, le titre n'a guère évolué, si ce n'est dans la modélisation de certains visages de joueurs. L'entrée de ces derniers sur la pelouse est celle que l'on connaît depuis plusieurs épisodes et où l'on peut admirer les détails présents sur les joueurs les plus connus car les autres n'ont pas été très travaillé. Les stades sont toujours très jolis mais si on les compare à FIFA, ils sont encore un ton en dessous. Idem pour ce qui est des ralentis de buts, qui, tout en étant d'une excellente facture, auraient pu nous proposer de nouveaux angles de vue, histoire de ne pas toujours voir la même chose. Au final, tout ceci n'est qu'une petite somme de détails qui n'entame en rien le plaisir que l'on a en jouant à une vraie simulation. PES n'a rien perdu de ses qualités et les quelques plus ajoutés feront sûrement la différence dans le coeur des fans. Son niveau de difficulté assez élevé (en mode 5 étoiles au moins) nous permet de varier notre jeu et de tenter de déborder l'adversaire de différentes manières. En résumé, cela aurait été presque parfait avec les vraies licences. Peut-être pour une prochaine fois...